A propos
Actif dans le milieu associatif et notamment dans l’exploration d'alternatives à la psychiatrie institutionnelle, le metteur en scène et scénographe bruxellois Nicolas Mouzet Tagawa est fasciné par le pouvoir du théâtre en tant que machine à créer d’autres réalités. Dans La vieille dame et le serpent, Mouzet Tagawa s’empare de la machinerie théâtrale pour interroger le concept d’« institution ». Comment habitons-nous l’institution, et comment l’institution nous habite-t-elle ? Que se passe-t-il exactement lorsque nous y entrons et lorsque nous en ressortons ? Trois personnes partagent la scène : Claire Rappin, qui a une passion pour les clowns et dont l’histoire personnelle traverse une structure de soin, Guillaume Papachristou, porteur d’une infirmité motrice cérébrale dont la routine a longtemps été réglée par un cadre institutionnel, et Bastien Montes, acteur et accompagnateur personnel des journées de Papachristou. Dans La vieille dame et le serpent, le décor devient aussi le personnage central d’un poème scénique. Dans une danse de toiles de théâtre manipulées par des machinistes visibles, il se déploie comme un instrument qui symbolise le tissu social et soignant. Un théâtre indéniablement visuel, formel et engagé, qui questionne les conventions sociales et théâtrales.